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Portrait d’un homme ou « l’accueil haut de gamme » à Stanislas : Gerry McCaughry.

 

Si vous ne le connaissez pas encore, c’est que vous habitez sur Mars! Ou bien que vos enfants n’ont pas encore fait le saut du primaire au secondaire. Et si vous ne saviez pas que le grand barbu souriant qui vous a répondu portait un nom irlandais dans un collège français, c’est maintenant chose faite. Vous guider dans la prononciation de son nom de famille (maccofri) est inutile, tout le monde l’appelle Gerry!

Gerry, c’est d’abord un homme qui aime son emploi et Stanislas même si rien dans son parcours ne le prédestinait à travailler dans le milieu scolaire. Très jeune passionné de dessin, doué en décoration et aménagement contemporain, il conçoit et fabrique des meubles hauts de gamme dans son entreprise à Québec avant même d’atteindre sa majorité. En 1990, l’artiste qui se relevait la nuit pour dessiner doit soudain changer totalement d’orientation. Déjà à l’écoute des besoins de ses clients dans son précédent métier, il veut se mettre à leur service en travaillant dans le secteur de la santé. Il passe avec succès son diplôme de préposé aux bénéficiaires et commence une nouvelle carrière dans un CHSLD. Une blessure au dos l’oblige à se reconvertir à nouveau, cette fois avec un diplôme de bureautique et comptabilité. Après un passage à l’Union Française, c’est le Consulat qui le réfère à Stanislas. Le collège, qui cherchait un Français nouvellement arrivé au Québec, va engager ce Québécois atypique fraîchement descendu de Québec à Montréal.

 

Gerry est l’exemple parfait de la résilience, une personnalité qui sait rebondir après un coup dur, un heureux mélange d’un père irlandais ingénieur entre autre sur le chantier de la baie d’Ungava et d’une mère canadienne française qui a eu 9 enfants.

Attention, je ne suis pas seulement un standardiste, j’ai un poste très complet, j’effectue toutes sortes de tâches, pourvu que ça fasse avancer les choses. J’aime beaucoup aider mes collègues quand ils ont une urgence. Gerry travaille aussi aux archives en collaboration avec notre registraire, Sylvie Chailloux.

Vous l’avez compris, Gerry n’est pas du genre à s’ennuyer, que ce soit au travail ou dans ses loisirs. Il suit un entraînement régulier au Cepsum, sans oublier ses passe-temps : le patin à roues alignées, le cyclisme, la cuisine, la décoration, l’architecture. Il se passionne et se forme à la création d’images de synthèse sur ordinateur (Maya, PhotoShop, 3DSmax).

À 53 ans, Gerry déborde d’enthousiasme quand il parle de Stanislas. Il croit au programme français dur comme fer et ne tarit pas d’éloge sur la qualité des étudiants qu’il croise au collège, leurs capacités de rédaction, de synthèse, leur culture générale. Il s’émerveille de la richesse de ce milieu multiculturel et extrêmement pacifique. Il apprécie l’équipe du tonnerre avec laquelle il travaille, c’est un milieu d’une grande ouverture d’esprit, très enrichissant, de vrais professionnels 100% dévoués à leur travail, une équipe solidaire qui aime trouver des solutions aux problèmes et les mettre en place pour le bien-être de nos enfants.                                MP

 

Portrait d’un homme atypique à la sortie du Moyen Collège : Paul Van den Bosshe, la grande classe!

 

Rien ne  prédestinait cet éditeur à succès pour Hanna Barbera en Europe à devenir « pion » à Stanislas. Quels que soient les revers de la vie, il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur. Telle est la philosophie de cet homme  qui se souvient d’une maxime de son grand-père : l’essentiel est de ne pas mettre le second genou à terre.

         Après un passage au Petit Collège l’an dernier, il devient l’homme de la sortie  au Moyen Collège à la rentrée 2008. Toujours impeccablement vêtu, il parle à nos enfants avec respect et tente de leur réapprendre à être polis, à s’habiller de façon appropriée, à s’asseoir et manger correctement à la cafétéria et, surtout, à lire entre les lignes en leur faisant passer des messages au second degré. Et il semble que ça marche, qu’il soit apprécié et respecté des élèves comme des parents. Certains préados lui parlent comme à un père, les parents présents sont impressionnés.

         M. Paul cherche à imposer le respect tout de suite, il ne laisse rien passer. Il me raconte l’histoire du papier qui traîne par terre dans l’escalier. Il demande poliment à un élève de le ramasser, l’élève refuse, arguant que ce n’est pas lui qui a jeté le papier. M. Paul réitère sa demande, l’élève refuse encore et lui répond : « Vous n’avez qu’à le faire vous-même, vous êtes payé pour ça, vous êtes surveillant! » À ce moment, j’avoue que les bras m’en tombent, mais pas ceux de M. Paul. Il sait trouver la réponse juste : « Je suis peut-être un surveillant, mais je suis agrégé, compare ta tête et la mienne… ». Depuis, l’élève est poli.

         M. Paul a lui-même trois grands enfants. Il leur a expliqué qu’on peut dire oui aux compromis mais pas à la compromission. Même si ça ne lui a pas toujours porté chance en affaire, il s’y tient. Il faut apprendre aux enfants que l’on peut perdre, qu’il n’y a pas de honte à repartir à zéro. Ce surveillant hors norme a su donner un souffle nouveau à sa fonction, souvent dévalorisée, en prêchant d’abord par l’exemple et en tâchant de faire en sorte que son travail serve à quelque chose : il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens.

         M. Paul veut donner aux enfants une bonne image de la vie, et l’élégance fait partie de la vie! Petit à petit, le respect s’est installé entre lui et les élèves. Il s’est réjoui de voir arriver un élève de 6e, puis un 4e, tous deux déguisés en « M. Paul » pour l’Halloween. La vie est pleine de clins d’œil émouvants;-)                                                                            MP

Madame Laure Béjannin, notre nouvelle proviseure adjointe.

Une femme dynamique et enjouée, c’est ce qui vient immédiatement à l’esprit quand on rencontre Mme Béjannin pour la première fois.

Professeur agrégée de lettres modernes pendant 10 ans dans différents lycées en France, elle passe avec succès le concours de chef d’établissement en 2001. En 2006, elle décide de faire le grand saut vers l’étranger et présente son dossier au ministère des Affaires Étrangères. « Montréal était mon choix de cœur et je l’ai obtenu! »

Depuis qu’elle est arrivée, elle constate avec bonheur que, malgré la taille de Stanislas, il y règne une ambiance familiale et chaleureuse. Elle nous donne son explication : les professeurs connaissent tous les élèves car ils enseignent de la 6e à la terminale, ce qui n’est pas le cas en France. Ils les voient donc grandir et évoluer. Ils se penchent sur leurs difficultés et leurs problèmes dès qu’ils apparaissent. « J’ai choisi ce métier pour agir, et justement, Je sens qu’ici, on peut agir, c’est l’intérêt général qui prime, pas les querelles de clocher. »

Avant de présider les 17 conseils de classe qui lui ont été attribués, Mme Béjannin se veut rassurante : « il est toujours préférable de dire ce qui va plutôt que ce qui ne va pas! » et c’est peut-être ce qui résume le mieux l’esprit positif de cette femme fine psychologue.

 

Les parents bénévoles du nouveau bureau de l’ApecsM souhaitent également la bienvenue à M. Tison, le nouveau directeur financier ainsi qu’aux nouveaux professeurs qui ont rejoint à la rentrée l’équipe des « anciens ».

 

Bienvenue à vous tous, nous vous souhaitons une excellente année avec vos classes et un bon premier hiver. Que la force (de pelleter) soit avec vous J

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